✹ L’édition d’aujourd’hui d’Intracogito propose des réflexions sur la passivité, cette attitude d’absence d’initiative ou d’action face à une situation qui pourrait en exiger une.

Réflexion № 01 :

La plus grande menace pour nos objectifs, ce n’est pas la résistance, c’est la facilité. Cette traction silencieuse vers le chemin le plus facile.

James Clear

~ Entre les lignes :

Notre cerveau est programmé pour l’économie d’énergie. Il préfère le moindre mal au coût incertain du changement. On ne renonce pas brutalement à ses ambitions, on les dilue doucement dans le confort. Le vrai danger n’est donc pas l’échec, c’est le contentement d’une “carrière”, d’une “relation”, par fainéantise.


Réflexion № 02 :

Le fer rouille par le manque d’usage ; l’eau stagnante perd sa pureté et gèle par temps froid ; de même, l’inaction sape la vigueur de l’esprit.

Léonard de Vinci

~ Entre les lignes :

On aime croire que l’on peut se reposer sur ses lauriers, que l’élan reviendra intact. Mais l’inaction répétée n’est pas neutre : elle installe une lente érosion. La flamme d’un couple, d’une passion ou d’un projet ne s’éteint jamais d’un coup : elle faiblit simplement quand on cesse de l’alimenter.


Réflexion № 03 :

À chaque instant de notre existence, on grandit un peu plus ou on régresse un peu. On est toujours en train de vivre ou de mourir un peu plus.

Norman Mailer

~ Entre les lignes :

À l’image du caillou dans la chaussure ou du mal de tête qui nous font soudain mesurer la chance d’un corps sans douleur, le memento mori des Grecs est peut-être le seul moyen de prendre la mesure de l’importance du présent et de ce que l’on en fait. Bien vivre se joue alors dans l’intention que l’on met chaque jour, à chaque instant pour vivre mieux.


Réflexion № 04 :

La seule mauvaise perspective est celle dans laquelle on est coincé.

Dan Sullivan

~ Entre les lignes :

Il est confortable d’habiter une vision du monde cohérente, stable, rassurante. De plus, notre nature sociale nous pousse à nous enfermer dans un groupe avec une idéologie qui nous unit. Mais multiplier les points de vue ne fragilise pas la pensée : c’est en réalité le seul moyen d’élargir son empathie et d’affiner sa lucidité.


Réflexion № 05 :

Le stress vient du manque d’options. L’anxiété vient d’en avoir trop.

Mark Manson

~ Entre les lignes :

Le stress surgit quand l’action est imposée : on doit monter sur scène, il n’y a pas d’échappatoire. L’anxiété, elle, naît d’une liberté trop vaste : trop de carrières possibles, trop d’options à trancher. Les deux peuvent mener à la passivité mais on ne les surmonte pas de la même manière.