✹ L’édition d’aujourd’hui d’Intracogito propose des réflexions sur la vulnérabilité, entendue comme ce qui est exposé à la douleur et peut être attaqué, atteint facilement.
Réflexion № 01 :
Ne mets pas en scène ta vulnérabilité. Laisse les gens la mériter. Il y a une différence entre l’honnêteté et l’exhibition.
Mark Manson
~ Entre les lignes :
S’ouvrir à quelqu’un, c’est lui accorder quelque chose de précieux. Il y a donc des personnes qui le méritent et d’autres non. Confondre vulnérabilité et exhibition, se dévoiler à n’importe qui, dans n’importe quel contexte, ce n’est pas du courage. C’est un manque d’intelligence sociale. Il y a un temps pour tout. Et des personnes pour tout.
Réflexion № 02 :
Ce n’est qu’en prenant le risque d’être vulnérable que nous pouvons créer quelque chose de vrai.
John O’Donohue
~ Entre les lignes :
Une relation change de nature le jour où l’on retire le masque. Pas pour se montrer brisé, mais pour signifier à l’autre : tu comptes assez pour que je prenne ce risque. Le risque d’être jugé, de décevoir, d’être vu tel qu’on est vraiment.
Réflexion № 03 :
Dire ce que l’on pense est souvent la chose la plus risquée qui soit.
Montaigne
~ Entre les lignes :
Dire ce qu’on pense vraiment est devenu un acte de rébellion. La doxa pousse à se conformer, à polir ses opinions, à ne rien dire qui dépasse la ligne du politiquement correct. La vulnérabilité de pensée, d’assumer une idée qui dérange est une forme de courage de plus en plus rare.
Réflexion № 04 :
Là où l’on ne peut plus maîtriser, il faut apprendre à consentir.
Simone Weil
~ Entre les lignes :
Vouloir tout maîtriser coûte. Surtout quand ce qu’on tente de contrôler ne l’est pas par nature : une émotion, un deuil, une incertitude. Cette lutte-là épuise sans rien résoudre. Consentir ne signifie pas capituler. Ça signifie regarder la réalité en face, accepter ce qu’on ne peut pas changer, et construire à partir de là. Le déni protège à court terme. Il bloque tout le reste.
