✹ L’édition d’aujourd’hui d’Intracogito propose des réflexions sur la mort, la cessation de la vie humaine et ce qu’elle implique.

Réflexion № 01 :

Philosopher c’est apprendre à mourrir.

Montaigne

~ Entre les lignes :

Philosopher, ce n’est pas se préparer à la mort. C’est apprendre à s’aligner sur ce qu’on est, sur ce qu’on croit, sur la manière dont on veut vivre. Une vie vécue avec sa propre éthique n’a pas à craindre sa fin. Elle la mérite. Comme une journée bien remplie apporte un sommeil heureux, une vie bien vécue apporte une mort paisible.


Réflexion № 02 :

Dès qu’un homme naît, il est assez vieux pour mourir.

Martin Heidegger

~ Entre les lignes :

La mort n’obéit à aucun principe, à aucune règle, à aucune notion de normalité. Naître, c’est déjà être exposé à la mort. Et réaliser cela force à traiter le temps comme ce qu’il est : irremplaçable, sacré, et jamais certain.


Réflexion № 03 :

La mort n’est pas la plus grande perte dans la vie.

Norman Cousins

~ Entre les lignes :

Un homme peut mourir à 30 ans. Pas de maladie, pas d’accident, mais d’un jour où il renonce à son idéal, à l’éclat qu’il portait, à l’enfant en lui qui embrassait la vie sans calcul. Ce renoncement-là est une petite mort. La plus silencieuse. La plus acceptée. Mais peut-être la plus triste.


Réflexion № 04 :

Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide.

Albert Camus

~ Entre les lignes :

Cette question est posée parce qu’elle précède toutes les autres. Avant de savoir comment vivre, il faut décider si l’on choisit de vivre. Ce choix doit être conscient. Se lever un matin en se demandant à quoi ça sert. Ne pas répondre et se lever quand même. C’est déjà un choix philosophique, le plus fondamental qui soit.