✹ L’édition d’aujourd’hui d’Intracogito propose des réflexions sur le concept de souffrance, cette douleur physique ou morale qui, bien qu’universelle, reste difficile à comprendre, à traverser.
Réflexion № 01 :
Ce n’est pas parce que quelqu’un porte bien son fardeau qu’il est léger.
Les plaintes extérieures ne sont pas un bon indicateur de la souffrance intérieure.Chris Williamson
~ Entre les lignes :
S’ouvrir aux autres est un bon moyen de vaincre certaines épreuves. Mais en faire un message public ou une identité visible n’est pas toujours sain, surtout si cela devient une manière d’exister aux yeux des autres. Ceux qui restent silencieux portent souvent une douleur plus difficile à formuler, et donc plus lourde à porter.
Réflexion № 02 :
Il est difficile de construire des relations profondes et sincères.
Mais il est aussi difficile de rester en surface avec tout le monde.
Il est difficile de bâtir le corps qu’on désire.
Mais il est tout aussi difficile de le voir se détériorer faute d’usage.
Il est difficile de créer une vie pleine de sens.
Mais vivre sans but est une autre forme de souffrance. Choisis ta souffrance.Sahil Bloom
~ Entre les lignes :
En tant qu’êtres humains, nous devons tous choisir entre deux souffrances : celle de la discipline ou celle du regret.
Réflexion № 03 :
Certains enfants issus de familles riches sont une étude de cas vivante : comment trop peu de friction peut détruire une vie.
James Clear
~ Entre les lignes :
Ce n’est pas le confort qui nous façonne, c’est ce qui y résiste. On se construit dans l’adversité. En tant que privilégié, il ne faut pas attendre de se faire malmener par la vie pour grandir, mais créer, trouver des épreuves qui forgent sans détruire.
Réflexion № 04 :
Le vrai poids de la souffrance ce n’est pas sa douleur mais son absurdité.
Albert Camus
~ Entre les lignes :
On peut supporter beaucoup quand on sait pourquoi on le fait: pour un rêve, pour quelqu’un, pour une cause. Il y a là une forme de noblesse dans cette souffrance. Mais quand on souffre sans direction, sans sens, sans raison claire, c’est là que tout vacille. Ce n’est donc pas la souffrance qui nous brise, c’est l’impression qu’elle ne mène nulle part.
