✹ L’édition d’aujourd’hui d’Intracogito propose des réflexions sur le bonheur, cet état de pleine satisfaction, à la fois paisible et durable, qui ne dépend pas uniquement des circonstances extérieures.

Réflexion № 01 :

Le bonheur des autres n’a pas vocation à être la source de ton malheur.

Bertrand Russell

~ Entre les lignes :

Ton ami réussit, ton ex est heureuse, et malgré toi, ça te pince. Pas parce qu’ils ne le méritent pas, mais parce que leur joie te rappelle ce que tu n’as pas, ou n’as pas su faire. Ce réflexe est humain, mais il faut apprendre à le reconnaître et à ne pas le nourrir.


Réflexion № 02 :

Si on ne voulait qu’être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont.

Montesquieu

~ Entre les lignes :

Il est dangereux de conditionner son bien être à ce que vivent les autres, et croire que leur bonheur est réel parce qu’il se voit. Le bonheur est intérieur, le deviner chez les autres c’est faire une projection.


Réflexion № 03 :

Le vrai bonheur vient de la paix intérieure. Et la paix vient, entre autres choses, de la compréhension profonde de soi.

Ryan Holiday

~ Entre les lignes :

Si le bonheur est quelque chose de durable, plus qu’un simple pic d’adrénaline, alors il exige une vraie connaissance de soi. Pourquoi ? Car les aléas de la vie continueront à advenir, c’est seulement leur gestion qui changera. Pour naviguer en paix malgré ces aléas, il faut savoir gérer ses émotions, ses actions : se connaître profondément.


Réflexion № 04 :

Le désir est un contrat que tu passes avec toi-même d’être malheureux jusqu’à ce que tu aies ce que tu veux.

Naval Ravikant

~ Entre les lignes :

Le désir crée un manque : tant que tu veux, tu déclares que ce que tu as ne suffit pas. Il y a dans tout désir une part d’insatisfaction programmée. Tout l’enjeu est alors d’arbitrer entre ambition et gratitude : vouloir plus sans nier la valeur de ce que l’on a déjà.


Réflexion № 05 :

La dopamine ne concerne pas la quête du bonheur. Elle concerne le bonheur de la quête.

Dr Robert Sapolsky

~ Entre les lignes :

Ce qui nous anime, ce n’est pas tant d’arriver que d’avancer. Avoir un cap, une mission, un équipage avec qui y arriver. L’appel du défi nous porte plus que l’atteinte du but. Il faut se méfier de cette idée qu’on sera heureux à la fin : bien souvent, c’est pendant le chemin, la souffrance et les galères que l’on se sent vivre.